Les fous sont de sortie

Benyamin, Vladimir, Laurent G, Kim, Bachar, etc. Black, blanc, beur, juif ou aryen, de type caucasien ou asiatique. Le fou, partout, n’est pas en voie de disparition ! Surtout, et c’est inquiétant, il est très présent dans les rangs du pouvoir suprême !

Grands chefs, à portée nationale ou internationale. Petits chefs aussi, parfois, à la tête d’une petite entreprise (publique ou privée). Ces chefs ne comptent plus leurs victimes (clients, fournisseurs, employés, citoyens). Tous « fous à lier » ? Arrêtons-nous sur les grands chefs d’états. Leurs paroles folles sont souvent toxiques, parfois carrément dangereuses. Est-ce leur folie qui les a conduit à la tête du pouvoir, avec autant d’appétit ? A moins que ce ne soit leur ascension politique qui ne leur ai fait « péter un câble » ? Il y a quelques semaines la Maison Blanche, à Washington, d’habitude conciliante envers Israël, a refusé d’accueillir le premier ministre Netanyaou. Effrayée par l’attitude de Bibi, troublée par ses propos manquant de retenue ou provocateurs, dont toxiques au plan de la diplomatie. Sans oublier certains agissements, assez discutables au plan moral. Et que penser de certains officiels Européens qui, à la limite de l’hystérie politique, avaient ordonné à Poutine de « foutre le camp » lors d’une rencontre au sommet, du côté de Bruxelles ? Exemples ordinaires de l’escalade de la violence verbale qui suit l’escalade des provocations les plus folles, de part et d’autre. De jolis cas pathologiques. Où sont les cordons sanitaires contre ces accès de folie ?

Leur folie n’a d’égale que leur assurance, leurs certitudes de voir le mal de partout. Le mal est « en face », chez les autres, jamais chez eux. Leur arrogance est un bouclier naturel. Ils effraient, voire terrorisent leurs alter egos. L’actuel président israélien, au profil immodéré, ne semble pas connaître de limites dans sa vision expansionniste, colonialiste. Sa meilleure défense est l’attaque, au sens militaire comme au sens diplomatique, comme l’illustre sa vision du « cas iranien ». Freud dirait sans hésiter qu’un tel sujet, comme ses homologues russe, coréen ou syrien, ont dû vivre une enfance tourmentée, avec un parent absent ou violent… Car il faut bien rationnaliser, expliquer cette folie. De l’autre côté de la rivière de la décadence morale, les fous de l’économie ne sont pas mieux lotis. Hautains, gavés de certitudes sur eux-mêmes et sur la marche du monde, ils crient, ils font un tintamarre assourdissant qui empêche les gens simples de dormir. Ego, soif de pouvoir et d’influence, honneurs… ce sont les ingrédients de leur incurable insanité.

Patron fou, client fou, fournisseur malade… L’homme qui est confronté à ces problèmes du quotidien travaille mal et, rentré chez lui, est un bien mauvais père, un piètre communicant. La femme, elle, cherchera à faire bonne figure face à ses amies et face à ses enfants. Mais il lui faut protéger le nid et préparer l’avenir. Au sein d’un foyer ordinaire, chez Monsieur et Madame Toulemonde, la folie du monde extérieur donne envie de s’évader devant la télévision ou sur Internet, pour mieux se protéger. Grande est la tentation d’un « zapping fou », d’une distraction ludique et populaire. Lâcher prise, ça fait du bien ! A l’abri de toute la folie du monde, du moins en apparence.

fou

Que peut-on opposer face à ces accès de folie ? Tout d’abord faire preuve d’un peu de bon sens, et d’observation ! La folie politique, cette maladie du pouvoir est autant française que russe, nord-coréenne, syrienne ou américaine. Ensuite, où sont les femmes chez tous ces braves dirigeants ? Savent-elles leur tenir tête ou capitulent-elles face à l’ivresse du pouvoir ?  Ont-elles été « consommées », usées par leur époux omnipotent ? Bâillonnées, priées de se taire ? A l’image de ces égéries d’un ancien président français, subtilement confinées à un rôle innocent et sympathique. Telle une Carla Bruni. Chanteuse mais pas « folle chantante » ! Quelle place accorde-t-on aux femmes, dans la sphère politique ou en entreprise ? Quel temps et quel budget pour organiser, pour échanger sur les « bonnes pratiques » ? Alors que la journée des femmes est derrière nous, le féminisme de combat s’essouffle pour laisser place à un dialogue hommes-femmes, un partage du pouvoir.

Un monde en perte de sens est en proie à quelques folies dangereuses. Telle la fièvre transgénique (qui touche déjà soixante pays dans le monde, et a déjà fait des milliers de victimes, des champs aux assiettes). Telles les expérimentations au long cours, dans le nucléaire ou dans les télécoms sans fil (ondes électromagnétiques). L’homme, éternel enfant « touche à tout », pseudo-délinquant hyperactif à tendance technophile, a bien besoin de contre-pouvoirs pour « calmer le jeu ». Car le propre de l’homme (ce serait très masculin) est d’expérimenter sans cesse, si sa passion dès la naissance est de comprendre, agiter et réparer les choses. Dès la naissance, le propre de la femme, au contraire, est plutôt d’être attentive aux autres, à leur bien-être, leur développement harmonieux. Si les fous du pouvoir veulent, à tout prix, diviser pour mieux régner, alors opposons-leur l’union sacrée des hommes et des femmes qui ont compris que nous ne « sommes qu’un » et solidaires vis-à-vis de nos enfants, les générations futures !

Alors chaque fois que vous reverrez un fou s’échapper, ne vous laissez pas impressionner par son air paumé ou hautain, agressif ou arrogant. Opposez-lui votre bon sens, votre bienveillance comme une mère le ferait vis-à-vis de son fils dans l’excès. Avoir tort, c’est être dans l’échec. C’est insupportable. Les fous ont juste besoin d’amour, mais ils ne veulent pas l’admettre. Chacune de leur sortie est un appel au secours. La société civile ne doit pas rester sourde. Elle doit manifester une présence qui apaise et soulage.

Laurent

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