Le vélo, un plaisir durable

Étrange ironie de l’histoire, alors que les pays émergents, Chine en tête, ont depuis quelques temps délaissé leur bon vieux biclou au profit d’une automobile tout droit sortie de leurs usines locales, le parc automobile – en France en particulier – accuse un coup de vieux tandis. Et c’est le bon vieux vélo qui regagne les centre-villes. Le vélo est en devenu ou redevenu, de San Francisco à Paris ou Berlin, en passant par Londres, résolument « in ». Il faut bien reconnaître le rôle structurant des pouvoirs publics locaux, des municipalité de droite ou de gauche, qui ont montré la voie dans leur « changement de braquet » en faveur de la mobilité douce, parfois en s’appuyant sur des partenariat publics-privés à l’image des désormais célèbres Vélov et autre Vélib. Sans oublier des villes pionnières au plan des pistes cyclables, comme Annecy.

Le vélo est à la fois un moyen de transport et un sport. Un loisir qui rend bien des services ! Une question de bon sens, que même un employé du secteur l’automobile ne saurait réfuter. Comparer l’efficacité globale du vélo et du « quatre roues » relève d’un problème de maths élémentaire. Prenons un individu qui a quelques kilomètres à effectuer, sans charge particulière à déplacer hormis la sienne et, disons, le contenu d’un sac à dos. La voiture pèse 1000 kg (ou bien plus si affinités !) tandis que le vélo ne pèse que 100 fois moins. A la rigueur on peut arrondir à 1500 kg pour la bagnole contre seulement 15 kg pour la grosse bicyclette (toujours 100 fois plus légère…) Alors à votre avis (les enfants) quel est le choix le plus rationnel ?

La voiture coûte plusieurs centaines d’euros par mois. Le vélo, quelques roupies, assurance et pièces d’usure comprises ! Oui mais le vélo était devenu, depuis les films avec James Dean et au fil du temps, moins glamour que l’automobile. Le succès mondial de l’auto a surfé les yeux fermés sur le rêve américain… Jusqu’à ce que la belle mécanique ne finisse par étouffer nos villes, se transformant parfois en cauchemar urbain !

La voiture coûte à la collectivité (donc à tous les contribuables) très cher en espace urbain, au détriment d’autres usages utiles. A cela s’ajoute la pollution sonore et atmosphérique, avec les effets notoires sur la santé des piétons comme des automobilistes. Le vélo, quant à lui, ne pollue quasiment pas. Mieux, il enlève du stress et de l’embonpoint… là où nos chères voitures créent du stress et contribuent à l’embonpoint (à l’exception des pilotes de rallye ou de formule 1… mais c’est assez déconseillé en ville, sauf à Monaco une fois par an). Le vélo, lui, permet de ne pas s’enfermer dans un habitacle qui concentre les polluants de l’air ambiant. La bagnole, à l’usage, tend à rendre, au choix :
– stupide (comportement masculin au volant, féminin parfois aussi !) comme si seul notre cerveau reptilien s’activait, une fois à l’intérieur du bolide…
– ou autiste, assez indifférent de ce qui se passe en marge de la chaussée.

Le vélo permet de se reconnecter à la vie réelle, fut-elle à la campagne ou à la ville. Il réapprend une certaine humilité aussi. Il permet davantage de déambuler, voire de laisser libre cours à sa curiosité. Il donne accès à une sorte de sérendipité (découverte aléatoire d’un nouveau trajet, d’une nouveau quartier, d’un nouveau coin de campagne, à redécouvrir plus tard en famille ou entre amis). Le vélo est un objet durable. Le mien (voir photo) a plus de vingt ans et son usure est vraiment toute relative. Quelle surprise, à l’ère du jetable et du made in China, de redécouvrir ses pneumatiques encore tout à fait valables, fabriqués à l’époque en France. Le dérailleur est lui aussi infatigable, et puisque le vélo de route se prête peu aux cascades, le risque de le briser en deux demeure faible, contrairement au VTT. Et sa légereté, comparée au poids d’un mountain bike façon tracteur, reste époustouflante, même sans dopage !

vélo

Le vélo s’invite régulièrement en politique, entre l’arrivée d’une ex-ministre de l’Ecologie en bicyclette ou la légendaire passion de notre ex-Président de la République pour la petite reine ! Il paraît même que le petit Nicolas, sûr de sa forme, aurait parcouru 1000 kilomètres cet été, distançant du coup son principal ami et rival, Alain J.

Le vélo est un objet populaire, à l’image du Tour de France. Au point de se demander à quand un remboursement, du moins partiel, par la Sécurité Sociale ? Au fond, le vélo est un plaisir autant solitaire que collectif. Les enfants y sont sensibles autant qu’à la voiture. Il faut dire que leur rêve d’autonomie à vélo se réalisera toujours beaucoup plus tôt que celui de conduire une voiture. Idem pour ce qui est de la possession, même si on peut s’interroger sur l’utilité d’acheter un vélo, en particulier neuf, autant qu’on ne cesse de le faire au sujet d’une automobile, à l’ère des Drivy, Blablacar et autres Uber…

Le vélo est un plaisir durable, qui petit à petit revient en force auprès des jeunes ou des moins jeunes, des hommes comme des femmes. Mesdames, ne vous focalisez point trop sur le risque d’avoir de gros mollets. Car que diriez-vous d’un peu d’exercice physique et de détente, de développer votre tonus musculaire et assurer une bonne circulation sanguine ? Rien que cela ! Le marketing étant repassé par là, on n’a pas fini de parler et de la voir passer, en solo ou en groupe, en ville ou à la campagne, en bord de mer comme à la montagne, la « petite reine » !

Laurent

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