Ils est des lieux à fréquenter avec modération. Certains lieux publics, à certaines heures… mais il ne faudrait pas généraliser ! Certaines rues, places, gares (toutes ou presque ?!)… lieux peu recommandés.
Et ne parlons pas de ces discothèques un peu paumées au fin fond de banlieues lugubres ou plantées là, dans d’anciennes zones industrielles ou commerciales en décrépitude.
Et puis il existe une catégorie un peu à part. Les stades. Ces géants de béton au cœur (et au chœur) humain. Hauts lieux de fêtes musicales, qui parfois regroupent un étonnant patchwork de jeunes et de moins jeunes (enfants, parents et grands-parents)… où communient purs passionnés et amateurs occasionnels. Un véritable arc-en-ciel culturel s’y retrouve, le plus souvent dans une ambiance très bon enfant !
Mais il arrive aussi que, dans ces mêmes lieux de divertissement grand public, l’atmosphère sature de mauvaises ondes… Tout dépend des enjeux, du niveau de la compétition. Tout dépend de la discipline sportive. Il est généralement admis qu’au rugby, la castagne est plutôt limitée à la pelouse. Tandis que la castagne et les coups bas seraient plus monnaie courante au football, avec un pic de l’agressivité lors des fameux derbies. Sans rivalité sportive, pas de rivalité du public. Les Dieux du stade se frottent les mains.
Et pourtant, pourtant n’y a-t-il pas de rivalité lors de rencontres entre deux équipes de rugby ? Les enjeux seraient-ils si différents entre le rugby et le football ? Dans tous les cas, toujours un gagnant et un perdant. Et donc à clé, immanquablement, un public heureux et un autre, juste à côté, malheureux… voire carrément excédé, très énervé ? Et ne dit-on pas que la colère est « mauvaise conseillère » ?
Pas d’autre issue que la déception, l’aigreur, la pulsion conflictuelle, l’envie de « rendre justice » face à l’injustice du score final ! Question de perception individuelle. Mais aussi d’organisation collective. Car au stade la polarisation est extrêmement forte, surtout lorsqu’on regarde du côté des virages… ces nids de gens sensibles, hypersensibles même ! Les « ultras » comme ils s’appellent eux-mêmes.
Mais attention : la tradition est forte, il faut donc la respecter, nous dit-on. Sujet sensible et clivant. Tout comme d’autres traditions bien humaines telle que la chasse – ou d’autres pratiques culturelles – qui remontent à la nuit de temps…









