Les vacances. Ah les vacances bien méritées ! Vacances, vacare, avoir du temps ! Vacuum, le vide. Faire le vide ? Concept hautement moderne et civilisé. Les vacances, l’aurait-on oublié, c’est le vide. Faire le vide dans son agenda, refermer l’ordi et planquer (pas trop quand-même, souvenirs de vacance oblige) son téléphone. Faire le vide pour mieux se préparer à refaire le plein d’activité quand tout cela sera fini.
Les vacances sont une affaire tellement sérieuse qu’elles requièrent organisation, planification, anticipation. Tiens donc ! On se croirait presque au travail alors qu’on n’est pas censé travailler. Mais il faut reconnaître que nous ne sommes plus à un paradoxe près.
Mais alors peut-on réellement faire le vide lorsque l’on se remplit à l’avance de projets, d’envies de visites, de bons moments, d’invitations, d’activités ludiques en tout genre ? De réservations en tout genre…
Alors faut-il être un vrai asocial pour s’offrir le luxe soit de ne rien faire, soit de laisser venir vers soi de nouvelles activités, de nouvelles rencontres, loin de nos routines quotidiennes ?
Et si finalement remplir le vide était « ce que l’on a de mieux à faire » ? Et si le concept même de vacances n’était qu’une illusion ? Dans le monde animal, on pensera à la légendaire opposition de la cigale et de la fourmi. La cigale réputée peu sérieuse et oisive, mais qui ne fait que suivre sa destinée. Et la fourmi, qui ne semble faite que pour s’activer, au nom du collectif, la fourmilière.
Les animaux, dont nous faisons partie (ah oui, c’est vrai ?!), savent très bien alterner phases actives et phases de repos. Alors finalement il n’y aurait quasiment plus de différence entre vie active et vacances. Entre sorties sportives et escapades culturelles, seul compterait le repos nocturne (ou diurne pour les chats et autres amateurs d’obscurité) voire la sieste… en option.









