L’été de Kikujiro

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En cette fin d’année, UGC a la très bonne idée de projeter de vieux films, l’espace d’une séance. L’occasion de découvrir des chefs-d’oeuvres comme L’été de Kikujiro du Japonais Takeshi Kitano, formidable acteur et réalisateur. Datant de 1999, il propose au spectateur une fable moderne et émouvante, qui le fait voyager à travers le Japon.

Masao, un petit garçon de 9 ans, vit chez sa grand-mère à Tokyo, dans une de ces vieilles ruelles, aux maisons en bois recouvertes de verdure. Par hasard, il tombe sur la photo et l’adresse de sa mère, qu’il n’a pas vue depuis qu’il est petit. C’est un coup de tonnerre dans ses journées solitaires passées entre l’école et le foot. Les vacances d’été viennent de commencer et Masao décide de partir seul à la recherche de sa mère.

Dans le Tokyo estival, il fait équipe avec un ancien yakuza, Kikujiro, petit escroc et joueur invétéré, qui accepte non sans se faire prier de l’accompagner dans son périple. Au fil des mésaventures souvent drôles qui leur arrivent, le petit garçon gagne le coeur de Kikujiro, toujours prêt à se mettre dans les pires situations. Mais ils partagent tous deux cette souffrance de la mère disparue et cette enfance intérieure, qui fait imaginer à l’homme toutes les cocasseries possibles pour distraire l’enfant de son chagrin.

Kikujiro n’est pas seulement celui qui se bat et peste contre le monde entier, emprunte de l’argent ou des voitures pour se sortir d’affaires. Il réapprend avec Masao l’innocence de l’âge enfui et réinvente pour lui un monde enchanté dans lequel les adultes se déguisent et jouent comme lorsqu’ils avaient moins de dix ans. Masao s’exprime peu ; tout passe par son regard et le langage de son corps. C’est le grand talent de Kitano dans ce film.

« Tu vois, il suffit de demander gentiment », rappelle le petit garçon, après maintes mésaventures pour faire du stop.

Tous deux font des rencontres insolites le long des routes japonaises, deux motards, un poète, qui partagent avec eux les jeux et un temps qui semble s’arrêter.

Ce n’est pas tant la recherche d’une mère que l’Eté de Kikujiro, que la recherche de cette pureté qui appartient à l’enfance. A souligner également le jeu extraordinaire de Takeshi Kitano et du petit garçon, qui expriment à travers leurs silences plus de choses que par les mots.

Un film à voir absolument.

Christèle

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