Le changement n’arrive (jamais) d’en haut

Le changement. Une sacrée affaire ! Mais que fait-il, le changement ? Pourquoi ne vient-il pas… malgré les mots, les déclarations ? Pourquoi se fait-il si timide, le changement ? Le changement, on l’attend toujours la tête levée. Mais pourquoi donc cette obsession à regarder vers le haut, pour que nos vœux soient exaucés ?

Est-ce la faute à notre éducation ? A un système, trop paternaliste, trop frileux ? Est-ce la faute aux religions, qui nous écrasent par leur verticalité ? Ou dans une version plus récente, la faute à l’assistanat ambiant ? La faute aux restes de l’État-providence ?

Mais l’histoire devrait nous apprendre une évidence : non, le changement n’arrive pas d’en haut. Peut-être jamais, même ! Car pourquoi un pouvoir en place se mettrait-il lui même en danger ? Et quand bien même souhaiterait-il se transformer, dans un accès d’écoute des gens d’en bas, de la réalité du monde qui l’entoure… saurait-il, lui même, changer ?

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L’histoire des révolutions et des coups d’état nous éclaire sur l’origine des changements radicaux. De tout temps, ces changements ont été portés par ceux qui n’étaient pas satisfaits de leur condition. Rarement par décret royal ou républicain. Parfois, certes, des émanations de puissances étrangères (issues du sommet de la pyramide) sont intervenues et ont provoqué ou facilité de la changement. A l’instar du remplacement de Salvador Allende par le Général Pinochet, ou plus récemment, à l’image du dézingage du Président Saddam Hussein ou d’un certain Kadhafi, avec le soutien des forces étrangères. Coalition étrangère pour les uns, mafia internationale pour les autres, mais concentré de pouvoir dans tous les cas.

Mais le changement sur la durée, au-delà de quelques réformettes épisodiques, le grand changement, vient radicalement d’en bas. Il vient d’en bas parce que c’est là que se trouve l’intelligence collective. C’est là qu’a lieu, sans concession ni langue de bois, le débat et l’expérimentation permanente. Il vient d’en bas parce que le haut est, depuis toujours, déconnecté des réalités (que ce soit sous l’Empire romain, l’Ancien régime ou la Vème république) et englué dans l’idéologie. Il vient d’en bas parce que la diversité se trouve en bas, la mixité (professionnelle, sociale, ethnique, etc.) se trouve en bas. Tandis qu’en haut, tout en haut, règne l’entre-soi (garant du maintien presque consanguin, du pouvoir en place).

Dans le monde des entreprises, bien plus ancré dans le réel, il y a fort longtemps qu’on a compris et appliqué les principes d’empowerement, de management « bottom-up« , bref qu’on a laissé les forces vives exprimer tout leur potentiel, leur pouvoir ! Mais dans la sphère à part qu’est la politique, bizarrement on vit dans un autre univers, où règne le culte de la personnalité et de la centralisation du pouvoir.

Alors on peut toujours rêver, les yeux tournés vers le ciel. Admirer sa beauté et son immensité vertigineuse. On a le droit de rêver. Mais si l’on veut agir, ce n’est pas la bonne direction à suivre !

Laurent

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