L’offensive de la chronobiologie

La chronobiologie étudie l’organisation temporelle des êtres vivants. Elle mesure notamment comment le vivant s’adapte aux rythmes naturels solaires et lunaires. Elle constate à la fois des règles de bon sens, comme une quantité (et une qualité) de sommeil indispensables à un développement harmonieux, tant physique que psychique. Et trop tirer sur la corde, en termes de sommeil, a des répercussions multiples : problèmes de développement (croissance osseuse et musculaire), irritabilité, troubles de la concentration et de la mémoire…

La chronobiologie s’intéresse à l’ensemble du vivant. Appliquée à l’homme, elle souligne que même si nous ne sommes pas tous égaux, à la base, c’est certain, les hommes sont des êtres diurnes ! Là où le bât blesse, c’est lorsqu’on confronte les recherches en chronobiologie et l’organisation effective de notre société. Notre organisation sociale et économique est telle qu’au fil du temps, nous dormons moins. D’un côté, il y a cette croyance comme quoi dormir serait un perte de temps.

chronobiologie

Rapporter le sommeil à l’échelle d’une vie donne un chiffre impressionnant. Un peu plus de 26 ans de sommeil pour une personne dormant 8 heures par nuit pendant 80 ans ! Nombreux sont les exemples de ces personnalités dormant très peu chaque nuit. Ces cas extrêmes sont-ils pour autant un exemple à suivre ? Les rythmes biologiques reposent sur notre horloge interne, qui varie d’un individu à un autre. Et ces variations seraient dues tant à des raisons génétiques qu’à des raisons culturelles.

En entreprise, le respect du rythme circadien n’est pas un mince affaire. Dans l’entreprise traditionnelle, il subsiste une certaine suspicion à l’égard du salarié qui revendiquerait un droit au repos. Et dans certains milieux, les astreintes nocturnes semblent assez bien compensées, mais elles provoquent à la longue une désynchronisation néfaste pour les individus et pour leur entourage. Dans la Silicon Valley, où l’on ne compte pas ses heures, la sieste est totalement admise. Notamment depuis que certains experts ont démontré une corrélation entre la pratique de siestes de 30 minutes et une hausse important de la productivité (+34% d’après la NASA). Et si en France nous n’en sommes pas tout à fait là, qu’on se souvienne l’exemple légendaire d’un certain Napoléon Bonaparte…

Finalement, le sommeil doit-il être encadré, que ce soit par les pouvoirs publics ou par les entreprises ? Ou est-ce plutôt un devoir, une responsabilité individuelle ? Il est difficile de trancher, mais il ne faut pas perdre de vue le coût social lié à un sommeil défaillant (médicaments, hospitalisations, etc.) A rapprocher avec le phénomène rampant du surmenage et de l’épuisement, conduisant au burn out.

Laurent

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