Le gaming doit-il arrêter de se justifier ?

Le gaming, l’autre nom du jeu vidéo, est un univers qui suscite une polémique de tous les instants. Dans un monde où les enfants vivraient séparés de leurs parents, une telle polémique n’existerait probablement pas. Pas plus dans l’hypothèse où l’école n’existerait pas, ou, du moins, ne serait pas obligatoire !

Le gaming est une industrie récente et disruptive. Son succès commercial est planétaire, multisupport (smartphones, PC, consoles, etc.) et, vraiment, phénoménal. Plus grand, plus fort que le cinéma, le monde fantastique des jeux vidéos tire sa puissance de sa capacité à transformer l’individu de base en un spectateur-acteur, un aventurier, un explorateur et un équipier aux super pouvoirs. Alors que les parents se demandent souvent si les jeux ne sont pas en train de rendre leurs enfants « complètement stupides », agressifs et asociaux, bien souvent le jeu apaise, soulage les nerfs voire contribue à une sorte de catharsis, de libération affective.

Opium de la jeunesse ?

Le gaming est-il symptomatique d’une société qui ne tourne pas rond et qui représente, aux yeux des gamers, une perspective insupportable, trop anxiogène ? Mais le gaming, au travers des nombreux thèmes violents abordés, à la conflictualité propre aux jeux les plus populaires, n’est-il pas un peu devenu une machine à abrutir les foules ? D’où l’inquiétude des parents et les soupçons qui pèsent sur cette industrie florissante…

Le plus célèbre des Battle Royale

A l’image de la cigarette ou d’autres drogues, le jeu virtuel embarquerait ses passagers vers un univers idéal, beaucoup plus gratifiant que le monde réel. De plus, l’interdiction de certains jeux avant 18 ans (GTA et consorts) aurait le même effet « fruit défendu » que la nicotine. Les cigarettiers, eux, savent très bien qu’un consommateur précoce (13-14 ans) est un client captif assuré, une rente à vie, si l’on peut dire !

Fortnite, alias Plus belle la vie ?

Chaque jeu est le fruit de recherches pointues en matière de design et de jouabilité (game play). Ainsi chaque jeu est programmé et régulièrement mis à jour afin d’améliorer l’expérience de jeu. Et dans la vraie vie, y a-t-il quelqu’un aux manettes, pour rendre la vie plus belle ?

Le jeu vidéo ressemble beaucoup à une quête du Graal, mais un Graal fatalement accessible, fait de nombreuses récompenses tant au plan individuel que collectif. Au départ, le joueur est placé face à un défi, à l’image des célèbres jeux de Battle Royale, ces scenarii où une centaine de joueurs se retrouvent sur une île, pour une lutte survivaliste sans merci… en vue du top one !

Il arrive que les joueurs atteignent le flow, un état supérieur de concentration et d’efficacité, associé à un plaisir immense de maîtriser le cours des choses. En trouvant le chemin idéal vers le but final, le joueur démiurge laisse derrière lui tous ses soucis du quotidien, cette somme de choses à faire et de contrariétés. Car dans la « vraie vie », il n’existe probablement pas de chemin idéal. Mais n’est-ce pas aussi ce qui fait le charme du réel par rapport au monde virtuel ?

Laurent

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