Enfin un grand oral ?

Les épreuves orales au baccalauréat ont toujours été considérées comme secondaires par rapport aux épreuves écrites. Le baccalauréat est le premier diplôme de l’Enseignement supérieur, contrairement aux croyances populaires qui le relient à la classe de terminale et donc de terminaison nerveuse du Secondaire. Dans la grande tradition académique, les épreuves effectuées à l’écrit, des heures durant, dominent largement le dispositif.

L’oral, quant à lui, évoque bien souvent une modalité « de secours ». Un plan B !
Il s’agit bien sûr des épreuves orales de rattrapage ! On imagine bien les examinateurs du bac, essorés par la vague de corrections express et de comités d’harmonisation, en mode « bienveillance maximale« , prêt à presque tout pour repêcher les jeunes bacheliers défaillants… On ose alors oublier les échecs de l’écrit.

Mais l’heure est au changement. Changement dans les modalités du baccalauréat, avec la réduction des épreuves et une mise en avant des choix des élèves. C’est dans l’air du temps. Toujours plus de choix, de flexibilité, d’individualisation des parcours. Et tant pis si les élèves n’ont pas encore toute la maturité requise !

L’heure est aussi au changement avec ledit grand oral. Tremblez, candidats timides, personnalités effacées. Tremblez aussi, grands orateurs en herbe, car l’épreuve ne devrait rien perdre de son côté sinon solennel, du moins académique ! Le grand oral restera donc toujours plus impressionnant qu’une discussion, même animée et argumentée, entre pairs.

Le grand oral ouvre la voie entre le Secondaire et le Supérieur. Le grand oral rappelle à tout un chacun que la parole, ce précieux outil de travail, doit être davantage partagée entre enseignants et élèves. A condition bien sûr que les uns et les autres apprennent à s’écouter.

Futurs étudiants, bientôt ils devront s’exprimer toujours plus à l’oral, enchaînant dans le Supérieur exposés sur exposés ! L’oralité a donc toute sa place dans le baccalauréat. Il était temps de retrouver un peu d’équilibre entre expression écrite et expression orale.

A l’heure de YouTube, des Vlogs et autres battles sur les réseaux sociaux où l’écrit et l’oral se confondent (on écrit comme on se parle), le monde académique ne pouvait pas rester de marbre.

A l’heure où l’on semble redécouvrir l’importance de l’éloquence, l’écrit et sa froideur impersonnelle se devaient de laisser un peu de place aux candidats en chair et en os !

Laurent

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