Nostalgie prévirale

Cinq semaines après. L’heure du bilan est encore loin. Les excités du « ça ira mieux demain » trépignent d’impatience. Les docteurs ès développement personnel ou commercial (qui parfois cochent les deux cases) sont surexcités devant les immenses opportunités du lendemain. Mais à côté, il y a cette lassitude, cette fatigue mentale liée à ce trop plein d’émotions. Difficile à évacuer tout cela dans nos vies internées.

Il y a eu l’émotion de tous ces inconnus partis trop vite, dans la douleur et le silence. Où sont donc passées leurs âmes ? Vont-elles nous hanter longtemps et nous empêcher de revenir « comme avant » ? Et puis symboliquement, telle personnalité part à son tour, avec cette mélancolie et comme une amertume d’être peut-être passé à côté de quelque chose, d’une rencontre en live, d’un concert ou autre. Voilà nous y sommes. La nostalgie prévirale nous saisit soudain !

Il n’est pas interdit de regarder dans le rétroviseur de cette année 2020. Se souvient-on encore des combats pré-viraux, des folies médiatiques d’avant, de l’hiver extra doux. Il suffisait juste de regarder un peu dehors, masqué ou pas. Soudain ces six semaines de confinement changent d’allure. Fini le confinement, évaporée la vie cloîtrée.

Six semaines record de bleu, oui, de ciel bleu, d’absence de pluie. Alors oui, la Chine côtière et surpeuplée au revoir la vraie couleur du ciel. Pendant ce temps si long, nous venons de connaître, dans notre dos ou à notre insu, confinement oblige, une sécheresse printanière. Un déficit de 22 mm de précipitations mi-mars, et de 75 mm mi-avril (station météo Lyon Bron). Encore des chiffres qui ne parlent pas d’eux-mêmes. Vivement l’été, la canicule et son lot d’incendies, histoire de nous ramener à la réalité ?

Nous en verrons d’autres, des changements réversibles ou irréversibles, dès que notre attention sera libérée de l’effet tunnel du confinement. Sauf à rester sidérés, interdits en permanence face à l’incertitude du monde actuel. Face à tous ces périls, toutes ces crises sans fin. Malédiction ! Au fond, nous aurons peut-être juste compris combien la vie est passagère, dérisoire, éphémère dans sa beauté. Rien de plus, malgré les apparences de force, d’inertie et de longue durée.

Laurent

Musique prévirale…

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