Petit c… de virus

Non mais franchement, quel coquin ce virus ! On croyait que « ce n’est pas la petite bête qui va manger la grosse ». Certes un virus, pris individuellement, ne mangera pas un être humain. Et puis, au fil des progrès sanitaires (hygiène…) et médicaux (traitements médicamenteux et vaccins) on avait fini par oublier les dégâts pouvant être causés par de si petits microbes. Les virus sont encore plus discrets à nos yeux que les bactéries : quelques dizaines de nanomètres. Quelques millièmes de millimètres, c’est tout.

Hollywood et les fondus de science fiction avaient lancé l’alerte du bioterrorisme, à une époque où l’on parlait encore de cette sombre perspective. En passant en mode pandémique, le choc est frontal et ce n’est plus une fiction. Les scénaristes sont dépassés par les événements grandeur nature, in real life! Début 2020 le monde est passé d’une menace terroriste diffuse à une réalité virale et son lot de tracasseries 24h/24. Avec le terrorisme le risque était incertain, avec le virus les effets sont certains mais la sortie de crise est chaque jour plus incertaine, oups !

Petit coquin de virus. Toi et tes cousins HIV, H1N1, SARS ou Ebola, tu nous a soudain ramené aux heures sombres de la peste noire et ses 100% de mortalité. Diable ! Mais la peur nous ferait presque oublier tous les moyens désormais à notre disposition. Et puis, au fait, Yersinia pestis n’est pas un virus… Mais un bacille !

Épidémie de termes anxiogènes, de mauvaises news en série. Soudain le sens collectif s’est réveillé. Soudain il a fallu apprendre autant à protéger les autres qu’à se protéger. Projet compliqué à l’heure de l’individualisme. Alors culpabiliser et faire appel à la solidarité n’ont pas suffi. Surtout avec un taux de mortalité bien éloigné des « grandes épidémies » du passé.

Kateryna Kon/Shutterstock.com

Bref il a fallu faire peur, matraquer nos cerveaux en répétant tous les jours des chiffres anxiogènes, en assommant des taux d’infection et d’autres statistiques. Il a fallu menacer, déclarer la guerre et traquer les plus récalcitrants. Un torrent de mesures et de paroles officielles rendant alors impossible toute réflexion digne de ce nom.

Petit coquin de virus ! Tu nous aurais presque fait oublier l’immunité naturelle, la prévention, et les autres fléaux des temps modernes (dépressions nerveuses, cancers, diabète, maladies cardio-vasculaires). Tu as fait main basse sur l’actualité. L’effet tunnel a semble-t-il fonctionné. Mais les voix discordantes, celles qui invitent à enlever nos œillères, n’ont pas cessé. Malgré la censure, malgré le discrédit et les mesures de disqualification.

Petit coquin de virus ! Tu as emporté des êtres chers, tu as rendu malade les faibles ou les malchanceux. Tu nous a bien divisé, en tout cas. Comment va-t-on désormais vivre avec toutes celles et tous ceux qui ont basculé dans la peur et dans la colère ? Comment va-t-on pouvoir ne serait-ce que se parler encore ?

Cherchez l’antidote, cherchez encore. Vous finirez bien par le trouver.

Laurent

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