Inflammation et génération XXL

Une étude espagnole datée de 2003 a conclu que l’obésité était une maladie inflammatoire chronique. La fameuse « bouée », consiste en une accumulation de graisse péri-viscérale. Elle enveloppe les veines reliant les intestins au foie. Le problème apparaît lorsque la graisse viscérale est en excès. C’est alors qu’elle passe directement dans les veines. Ce qui augmente le risque de maladies cardiovasculaires. De plus, l’obésité augmente l’état inflammatoire général, avec des effets en cascade : diabète de type 2, stress oxydatif, dérèglements hormonaux, pathologies cardiovasculaires (inflammation des macrophages sur la paroi artérielle, plaque d’athérome).

Et pourtant ! L’inflammation de nos cellules, rien de plus normal à la base. C’est une réaction naturelle de défense. Il suffit que l’on se blesse (coupure, tendinite, etc.) pour que notre corps provoque une inflammation. Mais il s’agit alors d’une réaction passagère. Là où cela se complique, c’est lorsque l’inflammation devient un état chronique, lorsque notre système immunitaire s’emballe ! L’alimentation, à ce titre, jouerait un rôle essentiel. Certains aliments (sucres, acides gras saturés ou trans, etc.) favorisent l’inflammation. Certains modes de cuisson jouent également un effet délétère (cuisson trop longue ou à trop haute température, qui transforme chimiquement les éléments nutritifs).

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A l’inverse, la consommation de fruits et légumes, crus de préférence, constitue un apport intéressant de fibres, qui ont un effet positif sur le transit. Pris régulièrement, fruits et légumes réduiraient l’état inflammatoire. Au passage, ils régulent la glycémie (IG plus faible que les sucres rapides, très présents dans l’alimentation « industrielle »).

Il faut se rappeler que l’inflammation est à la base une réaction de défense du corps humain (voire du cerveau, bien que les connaissances dans ce domaine soient moins avancées). Ainsi il est tout à fait normal, qu’outre les situations d’intolérance (gluten, lait, etc.) notre corps se défende face à l’absorption de certains aliments qui ne lui conviennent pas (ni lui, ni notre macrobiote…)

Au plan psychique aussi le stress, la sédentarité, les déséquilibres chrono-biologiques (non respect des rythmes diurnes/nocturnes, quantité et qualité du sommeil) auraient un effet chronique inflammatoire. Donc notre cerveau, cette mystérieuse « boîte noire » ne serait pas à l’abri. En somme, si notre corps cherche à se défendre, notre cerveau le fait aussi, à sa manière. Certains chercheurs soupçonnent un lien entre l’inflammation chronique et des maladies comme la schizophrénie ou Alzheimer.

D’après le docteur Édouard Pélissier : « l’inflammation systémique chronique est un état d’inflammation de bas grade, diffus dans l’organisme, évoluant à bas bruit, sans qu’il y ait de foyer inflammatoire manifeste. Le point de départ de l’inflammation chronique peut être une infection qui traîne à bas bruit, comme une infection virale ou une gingivite, ou encore une irritation qui perdure, due au tabagisme ou à la pollution chimique. C’est aussi souvent un excès de consommation d’alcool, de graisses ou de sucres. » Avec pour conséquences « (…) la plupart des maladies chroniques liées au vieillissement, dont l’incidence est croissante dans notre civilisation« .

Laurent

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